Tortue d'Hermann
Testudo hermanni
Reptile ectotherme et poïkilotherme. Animal solitaire à l'état sauvage; en captivité tolère ses congénères dans un grand enclos. Comportement principal : thermorégulation au soleil, brouter et marcher, se cacher en milieu de journée chaude, fouiller le substrat à la recherche d'eau et de proies végétales tendres.
Aperçu et chiffres
Réglementation
CITES Annexe II
ℹ️Preuve d'origine obligatoire; import/export: permis CITES. OPAn: enclos extérieur/UVB, hibernation; marquage (microchip) recommandé selon taille/âge; tenue de registre. Lâcher interdit.
Espérance de vie
de 70 à 100ans
ℹ️70–100 ans en bonne maintenance; régulièrement >100 ans chez les sujets bien suivis.
Poids adulte
de 0.5 à 3.5kg
ℹ️Variable selon sous-espèce et sexe : T. hermanni hermanni (Italie/France) 0,5–1,5 kg; T. hermanni boettgeri (Balkans) jusqu'à 3–3,5 kg. Femelles plus lourdes que les mâles.
Taille adulte
de 7 à 28cm
ℹ️Longueur de carapace : 7 cm à l'éclosion, 15–20 cm à l'âge adulte (hermanni) ou jusqu'à 25–28 cm (boettgeri).
Mode de vie
Milieux arides méditerranéens, diurne, terrestre
Température corporelle
Ectotherme / Poïkilotherme
Maturité sexuelle
de 8 à 10ans
ℹ️8–10 ans selon croissance et conditions; les mâles maturent souvent un peu plus tôt.
Incubation
de 70 à 90jours
ℹ️Incubation 70–90 jours à 28–32 °C. Détermination du sexe par la température (TSD) : >31 °C → femelles, <30 °C → mâles.
Taille de portée
de 1 à 5œufs
ℹ️1–5 œufs par ponte, 2–3 pontes par an.
Habitat et environnement
Type d'installation
Enclos extérieur naturel toute la belle saison (mi-avril à mi-octobre selon climat). Terrarium uniquement pour juvéniles, convalescence ou phase de pré-/post-hibernation. Position à exposition plein sud, à l'abri du vent dominant.
Substrat et litière
Extérieur : terre de jardin/gazon clairsemé + zones de schiste pour le basking; quelques zones de feuilles mortes pour s'enterrer. Intérieur : papier ménage, papier journal ou Sandmat Exoterra®. Éviter sable, terre fine et copeaux ingérables (occlusion intestinale).
Éclairage
Photopériode : 10–12 h/jour en activité; raccourcissement progressif en pré-hibernation (8 h → 6 h sur 2–3 semaines). En extérieur la photopériode naturelle suffit.
UVB
- Besoin UVB : Vital en intérieur (impossible sans UVB pour la synthèse de vitamine D3 et l'absorption du calcium); naturel à l'extérieur (>20 °C ensoleillé)
- Type d'ampoule : Lampes à halogénure métallique avec ballast externe (UVB + chaleur combinés), ou tube T5 HO 12 % avec spot chauffant séparé
- Marques recommandées : X-ReptileReptile ExpertSolar RaptorArcadia
- Renouvellement : 1×/an (halogénure) — tubes UV classiques tous les 6 mois (UVB s'épuisent avant la lumière visible)
- Les UVB ne traversent ni le verre ni le plexiglas. Placer la lampe à l'intérieur du terrarium, sous grille de protection. L'ensoleillement direct derrière une vitre est inefficace et peut causer une surchauffe dangereuse.
- Pour la santé de ces reptiles, les lampes à vapeur métallique sont la référence pour l'apport en UV : elles délivrent un spectre UVB puissant, bien supérieur aux néons ou lampes compactes, ce qui optimise la synthèse de vitamine D et donc l'absorption du calcium. Elles réduisent le risque de maladie osseuse métabolique et offrent en plus une lumière visible intense et une chaleur homogène qui stimulent l'activité.
Bain de soleil (basking) : Dalle de schiste exposée plein sud (extérieur) ou lampe halogénure à 30–40 cm de distance (intérieur). Atteindre 30–35 °C à la surface de la carapace.
Sorties et exercice
Grand espace de pâturage extérieur pour brouter, gratter, prendre des bains de soleil et se cacher. Les tortues parcourent naturellement plusieurs dizaines de mètres par jour.
Équipement requis
- ✓ Clôture solide (béton, bois traité ou pierre), hauteur ≥ 30 cm, enterrée 20–30 cm contre les fugues et les prédateurs fouisseurs
- ✓ Angles arrondis (les tortues escaladent dans les coins)
- ✓ Abri couvert (cabane bois, châssis de jardin) pour pluie/froid
- ✓ Zone de basking ensoleillée avec dalles de schiste/pierres
- ✓ Zones ombragées arborées ou buissons (refuge thermique)
- ✓ Point d'eau peu profond et large (5–8 cm), bord rugueux pour la sortie
- ✓ Plantations comestibles : pissenlit, trèfle, laiteron, plantain, pâquerette, hibiscus, mauve
- ✓ Os de seiche en libre-service
- ✓ Bac de ponte (sable/terreau humide, mi-soleil) pour les femelles à partir de 7–8 ans
- ✓ Filet anti-corvidés pour les juvéniles (corneilles/pies)
À éviter
- ⚠️ Sable fin / terre meuble en intérieur (occlusion intestinale)
- ⚠️ Pierres chauffantes ou plaques chauffantes au sol (brûlures de plastron)
- ⚠️ Lampes UV non protégées (risque de brûlure, distance trop courte)
- ⚠️ Vitres entre la tortue et l'UV (les UVB ne traversent pas le verre)
- ⚠️ Substrat en copeaux résineux (pin, cèdre) en grande quantité
- ⚠️ Enclos sans ombre permanente (coup de chaleur)
- ⚠️ Bassin profond (>10 cm sans rampe; risque de noyade)
Paramètres techniques
| Point chaud | 30–35 °C Point chaud sous lampe; température mesurée à la surface du basking. |
| Point froid | 18–25 °C Zone fraîche et nocturne; tolère jusqu'à 15 °C la nuit hors hibernation. |
| Humidité | 50–70 % Modérée; plus haute (60–70 %) chez les juvéniles pour prévenir la déformation de carapace (pyramidisme). |
Toxiques ou dangereux dans l'environnement
Les espèces qui passent du temps en liberté dans la maison ou la volière peuvent être exposées à ces produits du quotidien. Liste indicative — vérifier au cas par cas.
Plantes
- 🌸 Lys — Lys de toutes variétés (bouquets, plantes d'intérieur)
- 🌺 Laurier-rose — Laurier-rose (jardin, balcon)
- 🌲 If — If commun (haies, jardins)
- 🔔 Muguet — Muguet (bouquets, jardin)
- 🌸 Digitale — Digitale pourpre, plantes ornementales
- 🌺 Rhododendron / Azalée — Rhododendrons, azalées (jardin, plantes ornementales)
- 🌸 Kalanchoe — Kalanchoes (plantes d'intérieur populaires)
- 🌸 Lantana — Lantana (plante ornementale, balcons)
- 🌿 Feuilles de rhubarbe — Feuilles de rhubarbe (jardin)
- 🌳 Laurier-cerise & Prunus — Haies de laurier-cerise, feuilles/noyaux de cerisier, prunier, abricotier, pêcher (taille jetée au parcours)
- 🌸 Datura & Belladone — Datura (trompette des anges), belladone, morelle noire, herbe à la taupe — adventices et plantes ornementales
- 🌿 Ciguë — Grande ciguë, petite ciguë, ciguë aquatique — bordures de fossés, prés humides
- 🌸 Hortensia — Hortensias en pot et en pleine terre (fleurs bleues/roses populaires)
- 🍁 Érable rouge (feuilles flétries) — Feuilles d'érable rouge fanées (chutes d'automne, tailles); particulièrement toxiques quand sèches
Produits chimiques
- 🐌 Anti-limaces (métaldéhyde) — Granulés bleus contre limaces dans jardins et potagers
- 🌱 Herbicides & engrais chimiques — Glyphosate, anti-mousse, granulés engrais, sang séché, corne broyée; appâts/poudres fraîchement appliqués sur pelouse
- 🪰 Insecticides domestiques — Sprays anti-mouches, diffuseurs anti-moustiques, plaquettes, antiparasitaires chimiques
- 🐀 Rodenticides (raticides) — Anticoagulants (warfarine, brodifacoum), brométhaline, cholécalciférol, strychnine; appâts en granulés/blocs, ou rongeurs morts empoisonnés
- 🧂 Sel & eau salée — Blocs de sel pour bétail, eau d'adoucisseur, eau de fonte routière, restes salés (charcuteries, chips)
Alimentation
Répartition recommandée
- Verdures & herbes sauvages 90 %
- Fruits (occasionnels) 10 %
Régime de base 90 %
Herbivore strict : 90 % de végétaux fibreux variés (herbes sauvages, fleurs, feuilles), 10 % maximum de fruits. Privilégier les aliments à rapport Ca/P élevé (≥ 2). Le pâturage naturel dans un enclos planté est la base idéale. Pas de protéines animales.
🌿 Plantes & Herbes
🥕 Légumes
🥕 Légumes et verdures
Plantes et feuilles d'appoint, à varier en complément du pâturage. Hacher légèrement pour les jeunes ou les sujets qui mâchent peu.
⏰ Fréquence des repas
- • Quotidien en saison active (avril à octobre), portion ajustée à la consommation en 15–20 min
- • 1–2 jours de jeûne/sem. tolérés chez l'adulte (limite l'obésité et le pyramidisme)
- • Jeûne progressif en septembre avant l'hibernation
- • Calcium et os de seiche en libre-service permanent
- • Eau fraîche disponible en permanence
Compléments et granulés
Granulés pour tortues herbivores en complément occasionnel, toujours réhydratés (préviennent les déficits hydriques et améliorent la mastication). Ne doivent pas constituer la base de la ration.
- 🟤 Granulé — Réhydraté 5–10 min avant distribution
Friandises 10 %
Fruits et plantes plus sucrées en très petite quantité (max 10 % de la ration). Privilégier les sources riches en vitamine A.
Hydratation
Eau fraîche permanente dans une écuelle large et peu profonde, changée 1×/jour. Bains tièdes (28–30 °C, 15–20 min) hebdomadaires en saison active, quotidiens en phase pré-/post-hibernation. Les tortues boivent surtout en se baignant et en mangeant des plantes hydratées.
Vitamine A
Indispensable aux muqueuses, à la peau, aux mues et à la vision. Carence : paupières gonflées, dysecdyse, infections respiratoires/oculaires, mauvaise qualité de carapace. Couverte par les verdures riches : pissenlit (≈ 397 000 UI/kg MS), cresson (≈ 422 000), romaine (≈ 274 000), épinard (≈ 301 000), endive, fane de navet, chou vert, mangue, papaye, abricot, melon.
À éviter
Aliments toxiques, fortement déséquilibrés (Ca/P défavorable, riches en sucres/amidons) ou inadaptés à l'herbivore strict. Les protéines animales sont à proscrire (provoquent goutte, MBD, lésions hépatiques).
- 🥑 Avocat — Persine — cardiotoxique
- 🌿 Rhubarbe — Acide oxalique
- 🍆 Aubergine — Solanine
- 🌼 Jonquille — Toxique
- 🌸 Azalée — Grayanotoxines
- 🌷 Tulipe — Tuliposides
- ✨ Luciole — Mortel
- 🍄 Champignon — Ca/P 0,06
- 🌽 Maïs — Ca/P 0,1; amidon trop élevé
- 🥦 Chou de Bruxelles — Ca/P 0,2; goitre
- 🍌 Banane — Trop sucré; Ca/P 0,3
- 🍅 Tomate — Acidité + Ca/P 0,4
- 🥬 Laitue — Iceberg/ronde : trop d'eau, peu nutritive
- 🍑 Pêche — Trop sucré; Ca/P 0,4
- 🍎 Pomme — Trop sucré; Ca/P 0,5
- 🥒 Concombre — Concombre : trop d'eau, Ca/P 0,5
- 🥦 Chou-fleur — Goitre
- 🥕 Carotte — Trop sucré; Ca/P 0,6
- 🍇 Raisin — Trop sucré
- 🍓 Fraise — Trop sucré
- 🍓 Framboise — À limiter
- 🍗 Poulet — Pas de protéine animale
- 🥩 Viande grasse — Pas de protéine animale
- 🧀 Produit laitier — Inadapté
- 🍞 Pain — Inadapté
- 🍝 Pâte — Inadapté
Comportement et socialisation
Vie sociale
Tendances solitaires; un couple mâle/femelle expose la femelle à un harcèlement permanent (épuisement, blessures de coquille). Préférer 1 mâle / 2–3 femelles ou des femelles entre elles. Séparer les mâles entre eux (combats territoriaux). Ne pas cohabiter avec d'autres espèces de tortues (risque infectieux).
Cycle d'activité : Diurne. Activité maximale en milieu de matinée (basking) puis pâturage; sieste à l'ombre en mi-journée; second pic l'après-midi. Repli pour la nuit dans un abri ou enfouissement léger.
Sommeil & repos : Pas de sommeil ininterrompu prolongé en saison active; nuit en repli dans l'abri. Le grand repos est l'hibernation (octobre–mars), distincte du sommeil quotidien.
Enrichissement
- Pâturage planté de variétés comestibles à chercher
- Tas de feuilles mortes / paille pour s'enfouir
- Souches et pierres à escalader (en sécurité)
- Bain hebdomadaire tiède (28–30 °C)
- Distribution dispersée des végétaux pour favoriser la marche
Recherche alimentaire (foraging)
Comportement naturel de pâturage : la tortue déambule, broute, gratte le sol et explore. La nourriture dispersée dans l'enclos planté est l'enrichissement idéal — beaucoup plus pertinent qu'un tas dans une écuelle. Stimule l'activité physique, l'exposition au soleil et la santé digestive.
Temps en milieu naturel : Plusieurs heures par jour à brouter et explorer (en saison active)
Techniques :
- Planter pissenlit, trèfle, plantain et hibiscus dans l'enclos (pâturage spontané)
- Disperser les verdures cueillies à divers endroits plutôt qu'en tas
- Cacher les fruits favoris sous des pierres plates
- Variation hebdomadaire : changer les zones de distribution
- Bain tiède + boisson : l'animal cherche aussi son eau
Santé et prévention
Médecine préventive
Examen clinique annuel (carapace, narines, yeux, cavité buccale, plastron, condition corporelle), pesée mensuelle (suivi de la courbe), coproscopie 1×/an avant hibernation, marquage par microchip à partir de ~10 cm de carapace, quarantaine ≥ 3 mois pour tout nouveau spécimen (dépistage Mycoplasma agassizii et herpesvirus chez les sujets à risque). Renouvellement annuel des lampes UVB en intérieur.
Vaccination
Aucune vaccination de routine chez la tortue d'Hermann.
Chirurgie et stérilisation
Chirurgies courantes : ovariohystérectomie en cas de dystocie (rétention d'œufs), traitement de plaies de carapace (fractures, blessures de prédateurs), correction de prolapsus cloacal/du pénis, exérèse d'abcès (notamment auriculaires), extraction de calculs vésicaux (uréates), réparation de carapace par résine époxy.
Signes cliniques d'alerte
En présence de l'un de ces symptômes, une prise en charge rapide est essentielle. Contactez dès que possible un vétérinaire spécialisé NAC, qui pourra évaluer l'état de votre animal et poser le diagnostic adéquat.
Pathologies courantes
Maladie osseuse métabolique (MBD)
Cause : Carence calcium et/ou UVB, excès de fruits, alimentation déséquilibrée Ca/P, hygrométrie inadéquate chez le juvénile
Symptômes : Carapace molle/déformée (pyramidisme), bec mou, croissance lente, fractures spontanées, faiblesse des membres
Prévention : UVB 10–12 % renouvelé annuellement, calcium ad libitum, verdures à Ca/P élevé, hygrométrie adaptée à l'âge
Syndrome du nez qui coule (RNS, Mycoplasma agassizii / herpesvirus)
Cause : Bactéries (Mycoplasma agassizii, Pasteurella) ou virus (herpèsvirus chéloniens) — souvent introduit par un nouveau sujet sans quarantaine
Symptômes : Écoulement nasal séreux puis mucopurulent, sifflements, perte d'appétit, conjonctivite, mortalité possible en cas d'herpèsvirus
Prévention : Quarantaine ≥ 3 mois pour tout nouvel arrivant, pas de mélange entre espèces de tortues, dépistage PCR Mycoplasma/herpès en cas de doute
Dystocie / rétention d'œufs
Cause : Absence de site de ponte adéquat, hypocalcémie, œufs surdimensionnés, déshydratation, stress
Symptômes : Femelle anorexique, hyperactivité de grattage sans ponte > 1 semaine, abdomen distendu, démarche en pingouin
Prévention : Bac de ponte sable/terreau humide accessible toute la saison, calcium adéquat, hydratation, suivi vétérinaire annuel chez la femelle
Ulcères / mycose de carapace (Shell ulcerative disease)
Cause : Substrat trop humide ou souillé, plaies non soignées, parasitisme (mouches/asticots)
Symptômes : Taches blanches/jaunes/brunes sur le plastron ou dossière, érosion progressive, suintement, mauvaise odeur
Prévention : Substrat sec et propre, nettoyage régulier, contrôle hebdomadaire de la carapace, traitement antifongique au moindre signe
Parasitose intestinale (oxyures, ascaris, flagellés)
Cause : Recontamination par les selles, hygiène insuffisante, stress
Symptômes : Selles molles ou diarrhée, perte de poids, retard de croissance, parasites visibles dans les selles
Prévention : Coproscopie annuelle (notamment avant hibernation), vermifuge ciblé, retirer les selles régulièrement
Calculs vésicaux (uréates)
Cause : Déshydratation chronique, excès de protéines, alimentation trop sèche
Symptômes : Anorexie, démarche en arrière, gémissements, refus de plonger dans le bain, urines pâteuses
Prévention : Bains hebdomadaires, hydratation des verdures, pas de protéines animales, eau toujours disponible
Pyramidisme de la carapace
Cause : Croissance trop rapide, hygrométrie trop basse en juvénile, excès de protéines, manque d'exercice
Symptômes : Écailles dorsales en relief conique permanent (déformation irréversible)
Prévention : Hygrométrie 60–70 % chez les juvéniles, alimentation très fibreuse, exercice quotidien, exposition extérieure dès que possible
Abcès auriculaire
Cause : Voie ascendante depuis la trompe d'Eustache (mauvaise hygiène, hypovitaminose A, environnement froid/humide)
Symptômes : Gonflement ferme et unilatéral d'un tympan (caséum), pas de douleur apparente, parfois anorexie
Prévention : Hygrométrie correcte, vitamine A alimentaire, hygiène de l'environnement; traitement chirurgical par drainage si avéré
Hibernation et repos
À retenir
Hibernation INDISPENSABLE pour un cycle de vie sain (régule la reproduction et le métabolisme). Première année : préférer une mini-hibernation de 4–6 semaines en caisse à 8–10 °C; année 2 : 2 mois; année 3 et au-delà : hiver complet 3–5 mois. Ne jamais hiberner : juvénile < 100 g, sujet malade ou gravide, ayant perdu > 5 % de son poids en pré-hibernation, ou n'ayant pas vidé son tube digestif.
Période
Octobre à mars/avril selon la latitude. Hibernation réelle de 3–5 mois pour un adulte sain.
Température
5–10 °C
Méthode
Cave à vin ou local frais sec, caisse isolée polystyrène de 30 cm minimum, substrat sec (paille/foin/feuilles mortes/papier journal), petit récipient d'eau pour une légère hygrométrie. Protection rongeurs (grillage fin). Pesée de référence avant l'entrée.
Plan étape par étape
- 1
Mi-août : alimentation riche en énergie (figues, melon, pommes) et vitamine A (carotte, chou, endive, pissenlit) — préparer les réserves.
- 2
Début septembre : examen clinique vétérinaire + vermifuge après coproscopie. Ne pas hiberner un sujet malade, gravide ou ayant perdu du poids.
- 3
Mi-septembre : second vermifuge si infestation; début de la mise à jeûn progressive (le tube digestif doit être vide à l'entrée).
- 4
Diminution d'activité (fin septembre/début octobre) : bains quotidiens 15 min à 28–30 °C pour hydrater et stimuler la vidange digestive; baisse progressive de la T° ambiante.
- 5
Mise en hibernation : T° stable 5–10 °C, pièce calme et sombre, caisse isolée, substrat sec, petit bac eau, pesée de référence, protection rongeurs.
- 6
Pendant l'hibernation : contrôle mensuel du poids (perte ≤ 1 %/mois), T° et hygrométrie. Vérifier l'absence de réveils répétés (signal d'alerte).
- 7
Mars/avril : sortie progressive. Augmentation T° +3 °C/2 jours, exposition à la lumière, bains tièdes 30 °C quotidiens 15 min, reprise alimentaire graduelle (eau et petites portions de verdures).
- 8
J+7 post-réveil : consulter un vétérinaire si refus alimentaire persistant, pas d'urines, perte de poids > 10 %, ou apathie marquée.
Indicateur clé de l'équilibre minéral d'un aliment, surtout chez les reptiles (tortues, lézards) : un ratio favorable au calcium soutient le squelette, la carapace et prévient la maladie osseuse métabolique. Chez les mammifères herbivores, l'équilibre minéral se gère différemment (foin, supplémentation, lumière UV) — ces repères ne s'appliquent pas tels quels.
Pour les insectes (grillons, blattes…), une poudre de calcium au moment du repas permet de compenser un ratio défavorable.
- ≥ 2 — Équilibre adéquat
- 1–2 — À modérer
- < 1 — À éviter / occasionnel
Cet aliment dépasse le seuil de 50 000 UI/kg de matière sèche, ce qui en fait une bonne source de vitamine A.
Teneur : — UI/kg MS
Essentielle aux muqueuses, à la peau, aux plumes et à la vision. Carence : infections respiratoires, dysecdyse, troubles oculaires, baisse de ponte.